Apprendre l’art de la céramique

Se détendre en apprenant un savoir-faire ancien…

Faire quelque chose de ses mains est un très bon moyen de se détendre, de se vider la tête, de se rafraîchir l’esprit, de sortir de son quotidien. Surtout lorsque notre occupation professionnelle est essentiellement intellectuelle, derrière un ordinateur, et souvent très stressante. Peut-être que votre milieu professionnel vous oblige à être constamment en contact avec de nombreuses personnes. Vous aurez alors besoin de vous retrouver seul dans une activité créatrice, pour vous ressourcer.

Beaucoup de gens se tournent vers divers travaux manuels pour relâcher les tensions de leur journée de travail. Certains retapent ou repeignent leur maison, aménagent les combles, font la cuisine, bêchent leur jardin pour faire un potager ou plantent des arbres. Aux artistes dans l’âme, une activité manuelle plus artistique conviendra peut-être mieux.

Mais vers quoi se pencher ?

Pour ceux qui souhaitent éviter les activités trop vues chez leur grand-mère, le tricot, la peinture à l’aquarelle, la couture… Pour ceux qui n’ont pas peur de se salir les doigts, ceux qui veulent se sentir libres de créer tout et n’importe quoi, mais d’en garder une trace à vie, et pourquoi pas s’en servir tous les jours, dans le quotidien, comme un rappel de ce côté créatif qu’ils ont enfoui en eux… Alors pour ceux-là, essayer la poterie serait peut-être une bonne idée.

Un savoir-faire ancestral, dont on trouve la trace sur tous les sites archéologiques, et qui pourtant connaît une forme de renaissance, comme un art nouveau ces dernières années, et qui est de plus en plus prisé. Un art qui se décline en une multitude de disciplines, tant les techniques utilisées sont nombreuses. Un art qui satisfera tous les goûts, car vraiment en céramique on trouve de tout, des santons traditionnels et religieux aux statues ultra modernes des musées contemporains, en passant par l’utilitaire et la vaisselle, ou les vases et pièces uniques comme les créent le plus souvent les potiers professionnels actuels.

Il n’est pourtant pas besoin de devenir professionnel pour créer un bol et en être fier. Bien sûr il faut pouvoir prendre des cours, s’entraîner, s’améliorer, (apprendre à centrer une boule, faire une « chandelle », creuser ensuite la terre sur la girelle du tour, puis trouver la bonne épaisseur, apprendre à affiner les formes, puis à les reproduire…) mais pour la vaisselle courante, il faut aussi acquérir la rapidité d’exécution qui différenciera la production d’un professionnel et celle d’un amateur.

Il existe des techniques de création de petite vaisselle qui ne requièrent pas l’utilisation d’un tour : on peut créer des bols, des coupes et des assiettes grâce à la technique du colombin, c’est-à-dire en roulant des boudins de terre, en les plaçant les uns sur les autres puis en les lissant pour les souder entre eux. Mais le résultat est souvent beaucoup moins réussi qu’en passant par la technique du tournage, qui est également beaucoup plus rapide, et il faut bien le dire, plus rigolote. Aussi la technique du tournage reste la plus prisée et la plus utilisée, même s’il faut pour cela se munir d’un tour, ce qui représente une dépense conséquente.

Souvent, les débutants commencent par un stage d’initiation, ou un cours à l’année, pour avoir accès à un tour et décider s’ils sont prêts à investir dans l’achat d’un premier tour (Il faut compter au moins 1000 euros). Se rapprocher d’un lieu de cours, ou d’un potier en activité, est de toute façon la meilleure formule, car il ne suffira pas de tourner la poterie, il faudra également la cuire une première fois, pour qu’elle devienne solide et qu’elle tienne dans le temps, et la cuire une deuxième fois pour fixer l’émail qui lui donnera sa couleur définitive. Et un four coûte encore plus cher qu’un tour… (au moins 4000 euros) Il faut prévoir également le petit outillage, mais qui lui ne sera pas cher du tout (12 euros pour un kit de tournage).

En général, les débutants trouvent un premier stage d’initiation assez facilement, mais peinent ensuite à trouver un cours à l’année : comme je le disais plus haut, la poterie est de nouveau à la mode, et même si des cours ouvrent de plus en plus, ils ne peuvent pas répondre entièrement à la demande.

Il existe cependant des cours en ligne, comme ceux proposés par l’école Créamik. Cette école forme des potiers professionnels, mais elle possède en effet également plusieurs cursus de cours en ligne, sur le tournage, le coulage et l’émaillage, accessibles également aux débutants. Cela permet ainsi de compléter des stages de découverte, d’apprendre des techniques plus poussées, et de continuer à s’entraîner chez soi, n’importe quand, lorsque l’on a acquis son premier tour.

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